Archives de la catéorie youppi

Mes bonnes adresses à Paris : une carte pour vous

je me demande soudain pourquoi je n’ai jamais pensé à publier ça ici plus tôt…bref, maintenant, c’est fait, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas où manger ou acheter des chaussures à Paris.

(bien sûr l’idée, depuis que j’en ai entendu parler pour la 1ère fois, est de migrer sur OpenStreetMap, mais voilà, je procrastine)

Mes livres préférés / Mes conseils de lecture #papier

Voici une liste des livres que j’ai eu le plus de plaisir à lire en français :

avertissements
(1) liste faite de tête, après un rapide tour dans l’appartement :
il doit y avoir des oublis que je me garde le droit de rajouter plus tard
(2) dans chaque rubrique, pas d’ordre de préférence
(3) joyeux bordel de grands classiques et d’hyper contemporain, ne vous moquez pas
(4) j’ai lu pas mal de choses en turc ou en français, il vaut mieux lire les VO si on peut, évidemment
(5) pour les flemmards, j’ai mis des liens Wikipedia, pour vous rafraichir la mémoire
(6) je n’ai pas mis mes lectures d’enfant (sauf Le Petit Prince qui n’est pas un livre d’enfant)
(7) je me rends compte qu’il y a un forcément un biais de récence : un livre a d’autant plus de chances d’aboutir ici que je l’ai lu récemment :-/
(8) bon en fait il y a quelques tricheries : je ne les ai pas lus en français. Comme ils me sont venus spontanément dans cette liste, je les ai laissés 😉

Romans/fictions/nouvelles

Dürrenmatt : Le Juge et son bourreau, La Visite de la vieille dame  (découvert en cours d’Allemand grâce à ma prof géniale, Mme Idareci), et des nouvelles…
Georges Perec : Penser/Classer et le reste (mais pas beaucoup lu en fait…)
Antoine_de_Saint-Exupéry : Le Petit Prince (je me dis que si tout le monde l’avait lu, le monde serait meilleur)
Tonino Benaquista : Malavita (et sa suite) est/sont de loin mon préféré mon/mes préféré/s (crises de fous rire sur le regard d’un américain sur la France)
Michael Freund (enseignant chercheur de maths…) : La disparition de Deborah L mélange très réussi d’histoire personnelle et de grande Histoire
Paul Auster : tous ses romans (en partilcuier Triologie New-Yorkaise, Léviathan, Brooklyn Follies, La Musique du hasard…) (je suis une bonne cliente)
Kafka : tout ; en particulier, La métamorphose, Le Procès, Le Château
Benard Schlink : Le Liseur, et les polars avec le personnage Selb
Silvya Plath : son unique roman, La Cloche de Détresse (en fait, je l’ai lu en turc, j’espère que c’est bien traduit en Français) (attention, hyper déprimant si je me souviens bien)
Roald Dahl : les nouvelles pour adultes, notamment celles rassemblées dans « Bizarre ! Bizarre ! », très noires et très drôles
Jonathan Safran Foer  je n’ai lu que Extraordinairement fort et incroyablement près et c’est assez magique
Le journal d’Anne Frank qu’on ne présente plus (mais est-ce que tout le monde l’a lu ?)
Virginie Despentes :  son roman Teen Spirit qui est pas mal du tout et son essai King Kong Théorie (attention, féministe 🙂
Maupassant  : des centaines de nouvelles, faites-vous plaisir !
Kundera : La Plaisanterie est celui que j’ai préféré. J’ai lu tout ce qui était disponible entre 92 et 94 (16-18 ans), puis tout ce qui est sorti au fur et à mesure. Et j’ai détesté au fur et à mesure, et je me suis dit : il faut vraiment être ado pour aimer ça 😉

Essais/documentaires

Rebecca Skloot, La Vie immortelle d’Henrietta Lacks [je l’ai lu en anglais « The Immortal Life of Henrietta Lacks »]
Virginie Linhart : La Vie après et Le jour où mon père s’est tu (pas encore lu mais j’ai hâte : Volontaires pour l’usine : vies d’établis et Enquête aux prud’hommes), captivant et instructif à la fois, autant sur l’histoire (médicale) des noirs aux USA que sur la culture cellulaire
Si c’est un homme de Primo Levi
L’établi de Robert Linhart. Grandiose, un de mes livres préférés toutes catégories et époques confondues. J’ai hâte de lire Le Sucre et la faim.
Tarnac, magazin général David Dufresne sur l’affaire de Tarnac (captivant et instructif à la fois)
Penser comme un rat par Vinciane Despret. J’ai hâte de lire les autres.
Kant par Colas Duflo (philosophe), dans la collection « Le bien commun » dirigée par Antoine Garapon (magistrat) (super intro au Kant du droit)
Mythologies  de Roland Barthes

Humour : crise de fou rire garantie (ou remboursé)

The Worst Case Scenario Handbooks : tous ! (je les ai en français et en anglais)
Le Manuel du parfait petit masochiste de Dan Greenburg
Stupeur et tremblements d’Amélie Nothomb (les autres sont bof bof, croyez-moi)

Art

Sophie Calle  : tout, mais en particulier L’Érouv de Jerusalem, Le Rituel d’anniversaire, Prenez soin de vous, Le Carnet d’adresses…

BD

Maus  de Art Spiegelman
Le retour à la terre
Mafalda : tous ! du pur bonheur !
Happy sex de Zep (crises de fous rires garantis ici aussi–adults only hein)
(je suis aussi une grande fan de Calvin & Hobbes et Peanuts, mais les mettre en français me gêne un peu)

Théâtre

Les Bonnes de Genet
En attendant Godot et toutes les autres pièces de Beckett (bien meilleures à lire qu’à voir sur scène, il faut être très très bon pour que ça marche sur scène)

Cuisine

La Cuisine de Marguerite (Duras) introuvable car interdit par son exécuteur testamentaire, mais je vous en fabrique un fac similé quand vous voulez 😉

Article dédicacé à Tom Roud qui demandait des conseils de lecture pour l’été : il devrait trouver quelques idées ici 😉

Un enregistrement mp3 qui parle latin : le rêve de tout latiniste !

Ça vient de museomix, je trouvais ça trop dommage de ne pas le publier, écouter du latin parlé, c’est un peu le rêve de tout latiniste, et en tant que latiniste défroquée par paresse, j’ai eu beaucoup de plaisir à entendre ça, et à discuter avec Laurent Chopard, médiateur culturel au Musée gallo romain de Lyon sur les aspects pratiques de la lecture à voix haute (élisions, accentuation, etc.), alors, voilà, cadeau de Claude Jeanneret et de toute l’équipe 10 !

Le discours de Claude, dit, donc, ici.

Concert de Radiohead à Paris-Bercy : beau travail ! #enthousiasme

C’est la première fois que j’écris sur de la musique, sans doute, du coup je ne vais pas écrire sur la musique parce que j’y connais fichtre rien (et que ça me complexe un peu). Je vais juste partager quelques impressions hyper personnelles sur un concert qui m’a bien plu.

Je dois dire je redoutais un peu l’idée d’aller à Bercy car je n’aime pas les grandes salles de concert (oui, je considère Bercy déjà trop grand) et que la dernière (première) fois que j’y étais, c’était pour Cure, et le son était vraiment pourri. Je n’ai pas d’oreille, je crois (ça se sait, sinon, non ? Ou puis-je garder un fantasme caché comme ces gens à la carrière scolaire et professionnelle ratée qui entretiennent le doux rêve d’être victime d’un QI trop élevé ?), mais le mauvais son me gêne vraiment (alors que je ne remarque pas systématiquement quand quelqu’un chante faux), et le bon son (ou ce que je crois être) m’enchante. C’est comme ça que j’ai eu le coup de foudre pour des Cabasse en 1999 (depuis j’ai remarqué que pour le rock et l’électro, c’était pas parfait), et l’Opéra Bastille aux premières notes de Don Giovanni alors que j’étais au 5ème étage). Mais quand le chanteur de LCD Soundsystem s’est visiblement plaint du son au Zénith (il gesticulait en direction de la régie), je ne captais pas le problème. Donc y a pas de règle.

Donc j’ai demandé sur Twitter (quelle surprise, hein), où j’avais de l’espoir d’avoir le son le moins mauvais possible à Bercy, et JS m’a dit de me mettre devant la console de son, je me suis souvenue que j’avais déjà remarqué que c’était un point pratique de RDV en concert et que le son y était bon, je me disais (parce que j’ai besoin de trouver une explication à tout, fusse-t-elle foireuse et provisoire) que ça devait être parce que les mesures (hum hum) et les réglages étaient faits à cet endroit, forcément, c’était le meilleur son, la référence. Eh bien, ça marche, le son y est vraiment meilleur, et 5 m plus loin, c’est moins bon. Ou alors c’est psychosomatique.

Comme je ne suis pas une assez bonne fan de Radiohead, je ne vais pas vous faire la setlist (et il y a des sites pour ça, tenus par des fous), il y avait des vieilles chansons et des moins vieilles (quelle rigueur, quelle précision), du bon son, parfois un tout petit trop de basses, et des tout petits bonhommes sur une scène trop loin et trop basse (vis ma vie de 1m58, le produit n’a clairement pas été conçu pour les concerts), ce qui m’a impressionnée, ce sont les écrans. Ne vous moquez pas, je ne suis pas une décongelée congelée dans les années 50, j’ai déjà vu des écrans dans ma vie, et même dans des concerts, et j’ai toujours détesté ça. Et là, c’était différent.

Depuis qu’on met des grands écrans à droite et à gauche (et partout, si la salle est plus grande) des scènes de concert, je trouve ça hyper moche, et ça me met de très mauvaise humeur. Je me dis que je ne suis pas venue m’entasser avec tant de monde, payer si cher, pour finalement regarder la télé, et une télé mal cadrée, avec des couleurs moches, et sans pub. Je ne comprends pas l’intérêt. Et en même temps, je ne décolle pas les yeux de l’écran, parce que je suis trop petite et que je ne vois rien, et que je suis fascinée, comme aspirée par les écrans (de télé). Enfin, ça m’énerve que ça n’ait l’air de gêner personne, que tout le monde trouve ça normal que la scène (ou la salle ?) ne soit pas réglée/conçue de façon à ce que les spectateurs voient ce qu’ils sont venus voir.

Mais là, c’était différent.

http://instagram.com/p/QqNFlsl9ev/

http://instagram.com/p/QqNFlsl9ev/

Il y avait bien des écrans qui permettaient de voir les petits bonhommes sur scène, mais quitte à avoir des écrans sur scène, ils avaient décidé d’en jouer, de les mettre en scène. Je les soupçonne d’avoir un scénographe du niveau de Peter Pabst ou de Richard Peduzzi, tout en souplesse et douceur. Des films cadrés très serrés des musiciens (si on avait la tête, on n’avait pas les bras, si on avait les bras et la guitare, on n’avait pas les jambes) étaient projetés sur 12 écrans mobiles et 6 écrans fixes au dessus, avec des superpositions d’images, des jeux de pixels de couleurs, des choix de couleurs dominante en accord avec le fond, le tout avec des ré-agencements fluides d’un nombre limité d’éléments, en intelligence avec le son et la lumière. Magnifique. Et assez simple finalement. Ou alors c’est hyper compliqué de filmer avec (minimum) 6 caméras et de coordonner tout ça, mais ça ne puait pas la prouesse technique, ça servait une cause, si on peut dire, et je trouve que c’est trop rare de nos jours de fascination devant la machine/l’écran/le code/le défilé rapide/la couleur pour ne pas le signaler.

Enfin projeter quelque chose pendant un concert a un sens, ça ne donne pas l’impression de se taper un mauvais téléfilm en parallèle du concert, ni le VJ qui projette des trucs compliqués pour que surtout le public ne s’ennuie pas « à l’ère du zapping » (ok, c’est les années 90, ça, mais ça continue), ces images viennent compléter le concert, lui apportent quelque chose. Comme une scénographie intelligente sert le spectacle, et n’est pas là pour faire son malin.

Je sens que certains vont me dire « Bah dis donc, ça te fait du bien de sortir de temps en temps, de découvrir la formidable modernité technique qui nous entoure depuis un moment déjà ! On dirait que tu n’as rien vu depuis les années 80 en Turquie 😉 ». Même pas vrai.

Sinon, rayon misanthropie, rien de nouveau : les gens photographient la scène avec des appareils photos compact ou des téléphones, font péter des flashs à 50-100 m (rappel portée de ces flashs : 1 à 3m), ils filment et secouent la tête en même temps ou ne bougent pas alors que la musique devrait les faire danser. Mais bon, les parisiens, les vieux, tout ça. Et s’il y avait pas 1 ou 2 trucs contre quoi râler, on me retirerait ma nationalité française durement acquise, et ça, ça serait rudement dommage.

merci à Jean-Sébastien Zanchi pour la photo qu’il n’a pas hésité à me donner sans même savoir ce que j’allais raconter comme salades 

3ème twit-apéro autour des sciences humaines et sociales #TASHS

Ayé,

on a trouvé un lieu : le Café de l’Industrie, 16 rue Saint Sabin à Paris :

on se retrouve ce jeudi 12 juillet,

pour parler redressement productif et le rôle crucial que les SHS pourraient y jouer,

ou pas.

Ici bas, vous pouvez annoncer que vous venez, ou dire que vous voulez être au courant des prochains rendez-vous (on dit tous les ans qu’on aimerait se voir avant dans un an…), proposer des sujets polémiques, faire des hypothèses sur les prétextes ayant fait éliminer les autres cafés-candidats et se fixer sur l’industrie, etc.

À jeudi ! 19h !

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