#quisontils

(je n’ai pas le plugin Storify pour WordPress, on ne peut avoir aucun plugin tant qu’on est hébergé gratuitement chez eux, et je n’ai pas le menu Settings > Publishing dans Storify, donc, bref, voilà le provisoire résultat…)

[View the story « #quisontils, une belle twit-histoire » on Storify]

L’argument d’autorité dans toute sa splendeur #waouh

Certains connaissent mon aversion pour l’argument d’autorité. Ces phrases qui soudain rendent tout échange impossible. Et surtout, font perdre toute crédibilité à ceux qui les mobilisent.

J’ai quelques beaux exemples issus de ma vie de chercheuse (par exemple, dites moi « congélation/décongélation », je vous raconterai), mais voilà, ça arrive aussi dans la vie de tous les jours. Et ça peut même arriver de personnes qui avaient l’air censées et capables de discuter. Mais il y a des sujets qui font perdre leurs moyens aux gens. Le régime Dukan en fait donc désormais partie. Après DSK et Dreyfus. Nous voilà avertis.

Alors, suis-je la seule allergique aux arguments d’autorité ? Est-ce que c’est parce que j’ai été élevée sans notion d’autorité à respecter sous le seul prétexte d’autorité ? N’est-ce pas une attitude à éviter dans toute démarche de chercheur (et plus généralement peut-être) ? Votre avis m’intéresse (mais bon comme personne ne me lit…pour le moment ^^) !

Pour ceux qui veulent absolument du contexte (je crois que ça ne nous apprend rien sur l’utilisation de l’argument d’autorité, mais comme mon tweet initial n’est pas super subtil, et par obligation morale, je le mets) :

Les biologistes et leurs organismes modèles… #absurdeinside

On me demande parfois pourquoi j’ai arrêté la biologie.

Voilà, pour ceux qui comprendront, un élément de réponse (( les éléments sont nombreux, si j’attends de les rassembler tous pour faire un joli papier complet, on n’est pas sortis, et vous le savez )):

(texte complet ici)

Aussi loin que je me souvienne, ce genre de phrases (et donc de dispositifs expérimentaux) m’ont paru absurdes. Je n’ai jamais été suffisamment la tête dans le guidon pour y croire. On m’a souvent reproché (ou alors c’est moi qui sentais qu’on me reprochait, dans le milieu de la recherche) de ne pas décider si j’étais « dedans ou dehors, il faut choisir » (référence à Schneidermann/Plenel). Et tant que la mentalité dominante et celle-ci, j’ai fait mon choix (et je suis HEUREUSE).

En fait, peut-être que je déforme mes souvenirs. Je n’ai pas dû d’emblée trouver ce genre de dispositifs absurdes. Essayer de comprendre comment marche le récepteur humain en clonant le récepteur de poisson dans une levure. Je pense que la biologie qu’on apprend en prépa puis à la fac ne m’avait pas tout à fait préparée à trouver ce genre de dispositifs courants et anodins, que j’ai donc eu un temps d’adaptation quand je suis arrivée en DEA dans le labo où j’ai commencé à faire de la recherche, et donc, lire des articles scientifiques décrivant ce type de dispositifs et ce qu’on peut en tirer d’informatif…

Pour finir, un extrait de la discussion provoquée sur twitter (en attendant les vrais bons outils qui vont permettre de correctement visualiser les discussions…) :

Va-t-on « obliger les agriculteurs à payer pour réutiliser des semences d’une année sur l’autre » ?

Tout a commencé avec ce tweet de Jonathan Parienté dans la journée :

qui m’a étonnée sur un point : je pensais qu’en France, en pratique, en 2011, « on » n’utilisait pas trop les semences d’une année sur l’autre. Alors j’ai engagé la discussion. Les auteur et RTeur initiaux n’ont plus beaucoup répondu, mais Antoine Blanchard semblait avoir quelques éléments supplémentaires, et surtout, il est allé lire le texte. Ce qui a donné (grâce à l’outil développé par Aaron Swartz, qui marche bien quand il n’y a pas beaucoup d’embranchements, et dont j’attends des développements plus pointus pour mes usages. Oui ça serait bien aussi si je savais insérer des notes de bas de page dans wordpress)  :

Et donc les questions restent entières

1/ Quel est la réalité en France aujourd’hui du resemage de semences ? En nombre de personnes concernées, en nombre et types de variétés concernés, en hectares concernées, en % des revenus concernés. Là je demanderais bien aux sociologues de mon labo.

2/ Même si la question 1 nous disait que c’est une pratique très minoritaire, est-ce que pour le principe, ça pourrait être grave/préoccupant/inquiétant/révoltant ? Là je demanderais bien son avis à Christophe Bonneuil, en tant que chercheur dont les très bons séminaires m’ont fait connaître les COV et bien plus encore, et qui est aussi membre de l’association Fondation Sciences Citoyennes qui doit s’intéresser à ce sujet.

3/ Et la question d’Antoine : était-ce vraiment différent avant ? Qu’est-ce qui change vraiment ?

Voilà, voilà. Encore des questions, et peu de réponses. Classique 😉

Et tout aussi classiquement, le but, c’est de lancer le débat, de faire appel à VOUS. Oui, vous. À vous !

—–

Quelques liens utiles :

– le lien vers l’article qui était dans le 1er tweet : Agriculture : la réutilisation des semences sera sanctionnée sur lemonde.fr

– le lien vers le texte de la proposition de loi : PROPOSITION DE LOI relative aux certificats d’obtention végétale

A discuter ici, un article du Monde.fr

Je voulais lancer un débat sur cet article de François Dubet, « sociologue, professeur à Bordeaux-II et directeur d’études à l’EHESS, auteur de nombreux ouvrages notamment sur l’école » dans Facebook, mais les gens ont trouvé que FB ne laissait pas assez de place. Anne m’a rappelé que j’avais un blog. En effet.

Alors c’est parti : vous pensez quoi de cet article ?